Association Française pour le Production Fourragère

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Evolution structurelle et économique des exploitations laitières du nord de l’Union européenne de 1990 à 2005 : des trajectoires contrastées

Paru en 2009 dans Fourrages n°197 (page 25 à 46)

Auteurs : Perrot C.

Co-auteurs : Chatellier V.

Mots-clefs : évolution, politique agricole, Europe de l'Ouest, production laitière, exploitation agricole, analyse économique, travail

Résumé :

Cet article présente, à partir des données individuelles du Réseau d'Information Comptable Agricole (RICA) européen pour la période de 1990 à 2005, une analyse comparative des trajectoires structurelles et économiques des exploitations laitières spécialisées de six bassins de production de l'Union européenne : le nord et l'ouest de la France, le nord de l'Allemagne, l'ouest et le nord de l'Angleterre, le Danemark et les Pays-Bas. Il souligne, tout d'abord, l'existence d'écarts importants de productivité du travail entre les exploitations laitières de ces bassins de production, tant en volume qu'en valeur. Tout en prenant acte des choix politiques propres à chaque Etat membre relativement au mode de gestion des quotas laitiers, une attention est portée aux facteurs explicatifs de ces écarts de productivité (niveau de spécialisation, recours à la sous-traitance, dynamique des investissements, substitution de capital au travail). Cet article discute ensuite du coût de production et du produit brut total par tonne de lait en identifiant les principaux points forts et points faibles des zones géographiques étudiées. Enfin, cet article s'intéresse à la relation entre la productivité du travail et la rémunération de la main-d'œuvre, en démontrant en quoi le choix de l'indicateur économique utilisé (revenu agricole ou cash-flow) peut interférer sur l'interprétation des résultats. Cette analyse indique que les exploitations laitières françaises sont favorisées par un coût plus modeste d'acquisition des facteurs de production (terre et quota), par des frais alimentaires bien maîtrisés et par un prix du lait supérieur à celui de l'Angleterre ou de l'Allemagne du Nord. Elles sont, en revanche, pénalisées par une productivité du travail plus modeste et par des frais de mécanisation plus élevés. Si la dynamique des investissements en bâtiments est moins soutenue qu'au Danemark, elle est meilleure que dans d'autres bassins, ceci témoignant d'une certaine confiance des producteurs de lait français dans l'avenir.

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Dernière mise à jour le
06/12/2018